édition du 5 février 2019

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Le Monde

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Depuis déjà longtemps, les opérations-suicide représentent une des formes courantes des conflits du Moyen-Orient et un cauchemar pour les forces israéliennes, américaines, gouvernementales syriennes, afghanes et autres, sans oublier celles de pays africains comme le Nigéria ou le Congo. Des « kamikazes » s’y font régulièrement sauter au milieu de populations civiles ou plus rarement visent des cibles militaires. L’exemple le plus éclatant de ce type d’opération est bien s?r l’attaque contre les tours jumelles du World Trade Center et la Maison-Blanche en septembre 2001.

évidemment, les personnes bien-pensantes occidentales s’insurgent contre cette pratique qui va à l’encontre de toutes les règles de la guerre acceptées par les gouvernements établis, en particulier ceux des puissances hégémoniques, lesquels ne se gênent pas par ailleurs pour utiliser leur suprématie technologique pour frapper où et quand bon leur semble, peu importe le nombre de victimes civiles. Alors qu’elles condamnent régulièrement le maléfique « terrorisme », ces mêmes classes politiques glorifient les actions de leurs propres forces armées.

Rappelons tout d’abord que le terme kamikaze est d’origine japonaise. Il désignait des aviateurs nippons qui se sacrifiaient, dans la plus pure tradition samoura? en fon?ant à bord de leur appareil sur des navires de guerre américains qui s’approchaient du Japon alors que sa défaite devenait inéluctable, en 1944-1945. Un acte désespéré qualifié à l’époque par les Américains de fanatique. Des groupes de résistants et résistantes palestiniens et des intégristes musulmans ont repris par la suite cette méthode lors des conflits qui ravagèrent (et ravagent encore), une tactique devenue assez courante dans la région à partir de la décennie 1980.

En particulier, la seconde Intifada palestinienne, militaire celle-là (après l’infructueuse révolte des pierres des années 1990), fut marquée par cette tactique. Des militants et militantes décidés à aller jusqu’au bout pour libérer la Palestine devant l’intransigeance du gouvernement israélien et la poursuite de la colonisation en Cisjordanie l’ont utilisée souvent.

Ces « kamikazes » contemporains ont le mauvais go?t de refuser les règles du jeu militaires établies par les puissances hégémoniques et de tenter de rendre à ces pays la monnaie de leur pièce. On les qualifie alors de « terroristes », ce qui équivaut à les criminaliser ; quand un ou une militante se fait sauter à Kaboul, à Tel-Aviv, à Paris ou ailleurs, il s’agit d’un crime ignoble selon la version dominante rapportée dans nos médias. Mais lorsque des aviations militaires occidentales militaires massacrent des dizaines de civils lors d’une « frappe musclée » en Ahghanistan, en Syrie ou à Gaza, ces mêmes médias se montrent compréhensifs à l’endroit de leurs gouvernements ou des gouvernements alliés.

Bref, les militants et militantes palestiniens compensent leur infériorité militaire par une forme de guérilla. Certaines de ces opérations sont discutables et même condamnables, mais toutes reflètent la tentative de ces groupes de frapper l’ennemi au coeur, faute d’être en mesure de l’égaler sur le plan de la technologie militaire.

Par ailleurs, bombarder du haut des airs des objectifs sans défense antiaérienne, du moins sans défense antiaérienne efficace n’exige aucun courage ; rappelons ici que les armées américaine et israélienne par exemple, disposent d’un armement sophistiqué, à la fine pointe de la technologie militaire.

Jean-Fran?ois Delisle

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